La réduction des volumes de production est presque un tabou dans la mode. Cette solution peut cependant amener des gains financiers en rétablissant la valeur réelle du produit et bien sûr écologiques aux démarches d’une entreprise, tout en permettant un storytelling qui se détache de la fast et ultra fast fashion. Elle est cependant complexe à mettre en œuvre et suscite de nombreux débats en interne. Comment aborder cette question ? Début de réponse avec l’un des rares case study sur le sujet.
La délicate question de la réduction des volumes
La baisse des volumes de production est la piste la moins évoquée lorsqu’il s’agit de réduire l’impact des marques. L’industrie textile produit pourtant entre 80 et 150 milliards de pièces chaque année. Mais en dehors des petits créateurs et des marques engagées dès leur création -généralement limitées dans leur production-, il est complexe de trouver des entreprises plus traditionnelles avec qui évoquer cette démarche.
Pourtant, lorsqu’elles sont encouragées par une crise, une politique RSE ou une envie de se démarquer de la fast et ultra fast fashion, de rares entreprises entament doucement une réduction des volumes. Couplée à d’autres axes de repositionnement : production à la demande, économie "de justesse" ou "de précision" elle peut s’intégrer à une stratégie globale, plus viable que le nivellement par le bas de la production intensive.
« Produire moins, mieux et plus durable »
C’est la démarche qu’a entamé PROMOD, qui se repositionne depuis 2018 après une période de crise. “C’était à la fois subi et à la fois souhaité, relate Charles-Antoine Jezraoui, directeur de l’offre et du stock management. La baisse de nos références était une politique très volontariste, la baisse des volumes était plutôt un effet mécanique qui a suivi. Cela entrait dans notre idée de sortir du modèle de masse pour aller vers la précision.” La nouvelle stratégie de l’entreprise, qui mise sur produire moins, mieux et plus durable, se base avant tout sur deux KPI : la réduction du taux de promotion (soldes, remises….) et la baisse des invendus (dont la gestion représente un coût non négligeable).
Ainsi “notre priorité n’était pas la baisse des volumes mais la valeur investie dans chaque produit, avec la qualité, la durabilité, et le prix en conséquence”. Les volumes ont tout de même drastiquement baissé entre 2019 et 2024, passant de 22 millions de pièces vendues à 15 millions.
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