Le Streetwear - L’Appel De La Rue

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Le streetwear - L’appel de la rue

Ou l’art d’en être quand t’en viens pas. 

Par Victoire Guillen

- Temps de lecture estimé à 7 minutes -

LA SÉLECTION DES MARQUES GOODGOODS EST EN FIN D'ARTICLE

 

LE STREETWEAR ET MOI 

 
Who got the look ? Le streetwear, c’est quoi ? Un assemblage de maillot de sport et de hoodie oversize ? Une gueule ? Pas un look en particulier, plutôt une identité. La question n’est pas tant Comment le faire ? mais plutôt Est-ce tout le monde peut le faire ? Le streetwear c'est pour moi une personne dans la rue dont le style attire l'oeil. Un look spontané qui avait mon coup de coeur bien avant qu'il ne devienne une mode. Une façon de s’habiller codifiée depuis mes années lycées, que je n’ai pas vu venir ou que j’ai choisi d’ignorer... Jusqu'à ce qu'il revienne en it-phenomène
 
 

DE MON STREETWEAR, SINCE 1990 À L’ÈRE ABLOH ET AUTRES BALENCIAGA

 
Depuis mes premières Converse, le fait de m’habiller n’a jamais été une contrainte. J’ai toujours aimé ça simplement car je privilégie le confort. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque j’entends streetwear. Premier atome crochu avec le dit phénomène. Le deuxième c’est singulier, me démarquer m’intéresse, ne nous leurrons pas, être remarquable, en traversant la rue. Donc, oser, mais pour autant refuser la dictature guindée de la jupe crayon qui ne laisse pas respirer, du slalom sur des bouches d’aération en talons aiguilles.
 
Étymologiquement, streetwear veut dire « vêtement de rue ». Historiquement, c’est un mouvement social, initié dans les années 70 représenté par le
skate. Art de vivre la street, de penser, et de se vêtir, librement avec des vêtements de peu de valeur, il s'est ironiquement massivement répandu après son assault par... Le luxe. Insensé ? Compliqué ? Pas tant. Le streetwear s’est immiscé dans nos vies quand les grands du luxe ont intégré les codes de la rue, sous couvert de lui laisser la parole. Gentrification-à-porter ou la philantropie marketée. Le but étant de coolifier un luxe guindé pour le rendre plus accessible. Les collabs inattendues pleuvent - Suprême et Virgil Abloh chez Vuitton, Balenciaga surfant le créneau sneakers - vite relayées par les grandes enseignes de la fast-fashion. Copiées, recopiées, jusqu’à ce que tout le monde puisse en profiter. 
 

via GIPHY

CONSOMMER SANS CONSUMER 

 
Les marques luxe ont ouvert les vannes, nous avons pu récupérer une petite part de gâteau, et elles redorer leur image. Elles m’ont alors paru plus sympas notamment sur Instagram. Pour autant si cette fraîcheur fait du bien, elle interpelle : ces looks en lycra et élastane bariolés, si trendy qu’ils soient, valent-ils de consommer à nouveau des pièces vite-faites que Zara a plagié sur nos sweatshirts du lycée ?  
Ces marques à la mode des dizaines d’années en arrière refont surface et nous trainent dans les vieux placards de nos parents. Parce qu'entre temps on a grandit, notre rapport au consumérisme de masse et notre poursuite aveugle des tendances a changé. Alors on se retrouve à fouiller les greniers/garages de sa famille pour y dénicher un sweat Carhartt, un survet’ Sergio Tacchini ou de vieilles Lotto trop grandes. Qu’importe, la street est libre. J’ai opté pour le sweat Champion, à peu près 4 tailles au dessus de la mienne, que j'aime parce qu’il a vécu et représente quelque chose pour moi. Je ne pourrais jamais le retrouver en boutique. 
 

ANCIENS CODES ET NOUVELLES MARQUES 

 
Côté neuf, c’est le grand retour des marques « sport », ainsi que certains modèles de basket affolant les sneakerheadz. Résultat ? On casse les codes. Robes -baskets, talons-survet’… On superpose, on mixe les formes, on difforme. On troque son carré lissé pour une frange rose à mèches. On pioche au hasard dans son placard et on a quand même l’air d’avoir tout calculé.
Les vêtements créent un personnage sans sexe ni différence socio-économique. Tout se mélange, le regard de l’autre a moins d’importance. J’y pense moins, donc je suis plus. Je me sens à place.
 

Home is everywhere I am with myself.  

Niveau culturel, ça transpire le rap. Pas de prise de tête, c’est direct, cash. Les logos deviennent des slogans : Gucci ! Prada ! Eclort ! Toujours plus gros, customisés, et parfois même tatoués. Est-ce une manière de s’exprimer ? De crier au monde que cette marque-ci peut être portée dans la rue, et pas seulement pour des grands événements. Le luxe s’inspire de la rue qui devient un modèle de style.
 
 

EN PRATIQUE, STREETWEAR & ÉCOLOGIE : S’EN DONNER À COEUR JOIE

 
Accessibilité veut aussi dire fast-fashion, avec de gros acteurs que l’on connaît bien qui plagient des pièces de créateurs et changent de collections tous les quatre matins. Ça fonctionne, c’est un fait : on possède 4 fois plus de vêtements dans notre garde-robe qu’en 1980. Alors pour se démarquer et agir avec sa conscience écolo, on fait comment ? Si on veut des pièces uniques, les friperies et les vide-greniers sont nos amis. On y gagne en singularité, et en prix. On ne jette plus : on customise, on upcycle, de la Maison Mourcel à Marine Serres, on transforme nos jeans en shorts, on raccourcit nos jupes, on patche, on pins’, on lacère et on superpose. Et pour l’amour de notre individualité et de nos porte-feuilles, le prêt, le troque, la seconde-main feront de nous les stars du playground, loin des clones Primark et autres Forever 21.
 
CONCLUSION : Le streetwear est un grand soulagement. Pas besoin d’essayer d’en être, je suis déjà à ma place, sans défendre ou justifier de mes propres codes pour la garder. Sweat floqué d’un gros logo + denim vintage + sneakers vegan = revisiter les 90’s avec un parti pris éthique et raisonné. Une double excuse pour se faire remarquer.  
 
 

LA GOODGOODS SÉLECTION

 

AVNIER

Cofondée par Orelsan, Avnier est une marque graphique, sport et colorée fabriquée en France dont la qualité est le maître-mot.

 

 

COLORFUL STANDARD

Des coupes basiques, en différents coloris, le tout bio, dont 5% du prix est reversé à une association.

 

 

 

 

ECLORT - L'INTERVIEW - LE SITE

S’inspirant du sport, la marque présente des pièces avec des coupes simples et des détails fluo. Fort de son parcours et des prix qu’il a remporté, Grégoire WILLERVALL fait fabriquer tous ses modèles en France.
 

 

MAISON MOURCEL

Jeune marque française - 100% upcycling, 100% made in France.

 

 

JOHNNY ROMANCE 

Éthique & savoir-faire. T-shirts fabriqués dans un coton bio certifié par des labels qui garantissent un textile de qualité et respectueux de l’environnement. Broderies réalisées dans le Sud-Ouest de la France. 

 

 

KILIWATCH PARIS

Le temple du streetwear de seconde-main, fripes et vintage, du slip aux sneakers.  

 

 

ZESPA 

Design intemporel et finitions irréprochables. Les sneakers de luxe Made in Aix-en-Provence. 

 

 

VEJA VEGAN ÉDITION 

Ceux qu'on ne présentent plus ouvrent l'ère du cuir vegan, de maïs !

 

 

COLTESSE

 Créations minimalistes de haute qualité. Matières nobles japonaises et italiennes. Conception 100% Française.

  

 

WAITING FOR IDEAS - L'ARTICLE - LE SITE

 

Marque 100% made in France OEKO-tex x upcyclée de Jean-Baptiste Anotin. Des vêtements comme un électrochoc.

 

 

 

 
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